Prier

nd8_8043Toute sagesse vient du Seigneur,
elle est près de lui à jamais.
Le sable de la mer, les gouttes de la pluie,
les jours de l’éternité, qui peut les dénombrer ?
 La hauteur du ciel, l’étendue de la terre,
la profondeur de l’abîme, qui peut les explorer ?
 Mais avant toutes choses fut créée la sagesse,
l’intelligence prudente vient des plus lointains.
La racine de la sagesse, à qui fut-elle révélée ?
ses ressources, qui les connaît ?
 Il n’y a qu’un être sage : c’est le Seigneur.
C’est lui qui l’a créée, vue et dénombrée,
qui l’a répandue sur toutes ses œuvres,
en toute chair selon sa largesse,
et qui l’a distribuée à ceux qui l’aiment.
 (Ecclésiastique 1,1-10) 

Et pourquoi, Seigneur mon Dieu ? Tu es pour toi, et pour toujours, joie toi-même. Ceux qui t’entourent trouvent toujours en toi la joie.

Mais pourquoi les autres subissent une alternance de défaites et de progrès, d’échecs et de réconciliations ? S’agirait-il de leur mode ? De ce allaient reçu de toi, quand de l’extrémité du ciel jusqu’aux profondeurs de la terre, du commencement à la fin des temps, de l’ange au vermisseau, du premier au dernier mouvement, à tous les genres de bien et à toutes tes justes créations, tu attribuais à chacun une place, tu faisais apparaître chacun en son temps ?

Eh bien, Seigneur, viens nous secouer et nous ramener.
Brûler. Ravir. Feu. Douceur. Aimons. Courons.

Les Aveux – Saint Augustin – P.O.L. 2008