Prier en Carême

 “Je te conduirai au désert
et je parlerai à ton cœur”
(cf Osée 2.)

Celui qui suit JÉSUS en tant que disciple devra inévitablement traverser bien des déserts. Déserts de solitude, de foi, déserts de la raison, des émotions, des illusions, des repères, désert dans la prière (plus de mots), déserts de pain, de vin et d’eau.

Oui, le désert spirituel est lieu de dépouillement. Ou, en d’autres termes, le désert me dépouille de certains vêtements, pour m’en revêtir d’autres.

Ces contrées inhospitalières sont pour la vie intérieure espaces d’apprentissage, d’éducation, révélation pour et de l’homme nouveau. C’est l’université de Dieu pour ses enfants biens aimés.

Christ “s’apprend” au désert dans le silence, la solitude et la soumission à l’Esprit. Oui, c’est là les hautes études de l’esprit par l’Esprit : Apprendre à voir, entendre et toucher ce que l’oeil naturel ne voit pas, ce que l’oreille n’entend pas et les doigts ne touchent pas Le désert : école des sens de l’Esprit, (à noter que l’homme nouveau en possède un de plus que le vieil homme : la Foi.)

L’homme de l’Esprit va traverser bien des déserts tout au long de sa vie terrestre. Nous disons bien “traverser” et non s’y installer.

Après la traversée arrive la “sortie” des déserts, enfin … la vraie vie commence. Lorsque le désert s’efface, le temps de “l’expérience”, de la mise en pratique, de la marche est là. Véritable épreuve en fait
Le monde t’attend, tout comme le monde attendait le peuple de Dieu à la sortie du désert.

Ce qui se fait en nous dans l’atmosphère du désert est incomparablement précieux. Ces périodes forgent en nous l’Éternité. Christ en nous (Col 1:27)

Béni soit le Seigneur JÉSUS, compagnon invisible et fidèle berger dans toutes nos … traversées.

M Roux (Top Messages)