Vocations

« Ma vocation c’est l’amour »

Sainte Thérèse de Lisieux

Une carmélite :

« Au cœur “du monde” je serai l’amour»
(cf. Manuscrit B sainte Thérèse de Lisieux).

Pour qualifier la vie contemplative, deux mots me viennent à l’esprit :

L’un d’eux est «prophète». Vivre au Carmel est une façon de me mettre au service de Dieu afin qu’il fasse de ma vie une sorte de laboratoire pour l’humanité : essayer que la petite parcelle d’humanité que je suis, dans toute son épaisseur, soit libre pour la transformation d’amour par l’union à Dieu.

La communauté forme un lieu privilégié où, à notre insu, nous témoignons au monde de ce que Dieu veut laisser transparaître de la vie éternelle. C’est la vocation de chaque chrétien, mais cela prend une forme plus radicale, plus absolue dans la vie contemplative: dans les petites choses, les dessaisissements du quotidien, dont nous ne connaissons ni la portée, ni la fécondité. Le signe visible de notre fraternité s’enracine dans le face à face solitaire de chaque sœur avec Dieu. Je suis appelée par le Christ avec mes sœurs, à marquer cet écart fécond au cœur du monde mais cet appel est pour l’Église qui est vecteur pour toute l’humanité.
Nous sommes les gardiennes, non exclusives, d’un trésor qu’il est de notre responsabilité de partager et de faire grandir: un des lieux sur cette Terre, où la vie éternelle est déjà en route.

L’autre mot est «joie», celle de Dieu, celle des hommes et la mienne.

« Au cœur “du monde” je serai l’amour»
(cf. Manuscrit B sainte Thérèse de Lisieux).

Pour qualifier la vie contemplative, deux mots me viennent à l’esprit :

L’un d’eux est «prophète». Vivre au Carmel est une façon de me mettre au service de Dieu afin qu’il fasse de ma vie une sorte de laboratoire pour l’humanité : essayer que la petite parcelle d’humanité que je suis, dans toute son épaisseur, soit libre pour la transformation d’amour par l’union à Dieu.

La communauté forme un lieu privilégié où, à notre insu, nous témoignons au monde de ce que Dieu veut laisser transparaître de la vie éternelle. C’est la vocation de chaque chrétien, mais cela prend une forme plus radicale, plus absolue dans la vie contemplative: dans les petites choses, les dessaisissements du quotidien, dont nous ne connaissons ni la portée, ni la fécondité. Le signe visible de notre fraternité s’enracine dans le face à face solitaire de chaque sœur avec Dieu. Je suis appelée par le Christ avec mes sœurs, à marquer cet écart fécond au cœur du monde mais cet appel est pour l’Église qui est vecteur pour toute l’humanité.
Nous sommes les gardiennes, non exclusives, d’un trésor qu’il est de notre responsabilité de partager et de faire grandir: un des lieux sur cette Terre, où la vie éternelle est déjà en route.

L’autre mot est «joie», celle de Dieu, celle des hommes et la mienne.

Sœur Bénédicte de Jésus Crucifié- novice du Carmel Notre Dame de Surieu

Un jeune prêtre de notre diocèse :

C’est toujours difficile d’identifier précisément l’origine d’une vocation sacerdotale. Comme un tableau fait de touches successives, on découvre après coup la cohérence de l’ensemble !
Pour ma part, quelques souvenirs profonds et anciens remontent à la surface. Tout d’abord, celui de voir mes parents prier dans le silence de leur chambre. Pour le petit enfant de 7 ans que j’étais, un monde intérieur s’ouvrait à moi à travers eux, «pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et prie ton Père qui est là, dans le secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra». Et comme Dieu tient toujours parole. II nous l’a rendu, à sa manière, à eux et à moi !
Je dois également à mes parents d’avoir déposé en moi l’amour de l’eucharistie. Ce rendez-vous hebdomadaire est devenu à l’âge de l’adolescence quasi quotidien, comme un goutte-à-goutte qui vient irriguer une terre aride pour la féconder. Le service de la messe m’a permis d’être le témoin privilégié de cette Présence cachée de Dieu. Enfin, lors de ma vie étudiante à Paris, j’ai mieux pris conscience du désir qu’avaient certains jeunes qu’on leur parle de Dieu.
Je terminais alors des études d’histoire et j’étais dans le même temps très investi dans ma paroisse de Saint Pierre de Montrouge. Leur désir de Dieu réveilla en moi le désir de leur donner! C’est ainsi qu’à 25 ans je suis entré au séminaire pour notre diocèse.

Père Roc Marie Cognet