Commencement du Carême

Entrée dans le désert où coule l’eau du Rocher

Pour entreprendre le chemin dont nous commençons à parler, il nous faut avant tout la paix et le calme de l’âme.

A ceux qui désirent boire de cette eau de vie et veulent cheminer jusqu’à parvenir à la source même ; comment doivent-ils commencer ? Je le répète : il est important, il est capital qu’ils prennent la détermination absolue de ne pas s’arrêter qu’ils ne soient arrivés à cette source ; ceci, quoi qu’il arrive ou puisse survenir, quelles que soient les difficultés ou les médisances, que nous devions arriver au terme ou mourir en chemin, que nous manquions de courage pour supporter les épreuves de la route ou que le monde s’écroule. St Thérèse d’Avila CP XXXV

Efforçons-nous de nous convertir d’un cœur sincère et de nous approcher de Dieu. Ne désespérons pas de notre salut. S’il semble difficile, voire impossible, de nous convertir.
Rappelons-nous et considérons comment le Seigneur, dans sa bonté, quand il demeurait ici-bas, a rendu la vue aux aveugles, rétabli les paralytiques, guéri toutes les maladies, ressuscité des morts, fait entendre les sourds… Combien plus ne convertira-t-il pas une âme qui se tourne vers lui, qui implore sa miséricorde, qui demande son aide ! Car il est venu à cause des pécheurs, pour qu’ils se tournent vers lui et qu’ils soient guéris en croyant en lui.
C’est pour cela qu’il est miséricordieux, vivifiant, guérissant, accomplissant la rédemption de ceux qui l’invoquent et se tournent vers lui, ne recherchant et ne désirant que lui. Une telle âme, qui juge superflu tout ce qui n’est pas Dieu, qui ne trouve de repos dans aucun objet de ce monde, mais dont toute l’attente est de se reposer et de se réjouir du repos de sa douce bonté ; une âme, dis-je, qui a reçu, moyennant une pareille foi, le « don, céleste » a obtenu de la grâce de se reposer avec une pleine certitude dans l’objet de son désir.
Homélie de St Macaire Le Grand