Le prophète Elie

Elie est un des premiers prophètes et une des plus importantes figures de l’Ancien Testament. On trouve son histoire du 1er livre des Rois, chapitre 17 au 2ème chapitre du 2ème livre des Rois.
ll vit à l’époque du roi Acab, roi d’Israël ( IXème siècle avant JC)
et est originaire de Tishbé, c’est tout ce que nous savons de lui.
Les ermites du Mont Carmel arrivés avec les croisades, se sont installés près de la source de St Elie au mont Carmel et ont trouvés dans cette figure biblique l’inspirateur de leur mode de vie.

Elie est l’archétype du moine. Il part sur la parole de Dieu, seul. Pour les ermites du Carmel, être caché en Kerit, c’est le nécessité pour les moines de s’enfoncer dans la charité : aimer Dieu de tout son coeur. Cela demande du temps et l’éloignement du monde :  » il faut se diriger vers l’orient » et passer à « l’est du jourdain », c’est à dire lutter contre soi-même. Il faudra aussi persévérer dans l’humilité, symbolisée par la viande apportée par les corbeaux. Pourquoi tout cela ? Afin de boire au torrent de la joie et de la contemplation de Dieu !

Les deux devises du Carmel sont deux cris d’Elie qui résument l’idéal carmélitain : « Il est vivant le Seigneur devant qui je me tiens ! » (1R 17,1 ;18,15) et « Je brûle de zèle pour le Seigneur, Dieu de l’univers ! » (1R 19, 10.14). Le zèle missionnaire pour la gloire de Dieu et le salut du monde sont le feu qui brûle au coeur de l’ordre. C’est l’esprit prophétique qui colore la spiritualité. Mais ce zèle ardent est au service de Dieu et non au notre. Comme Elie qui n’hésite pas à faire tomber le feu du ciel mais qui tremble devant la reine Jézabel, nous avons chacun à passer par la purification du désert !

Jézabel envoya un messager dire à Élie : « Que les dieux amènent le malheur sur moi, et pire encore, si demain, à cette heure même, je ne t’inflige pas le même sort que tu as infligé à ces prophètes. » Devant cette menace, Élie se hâta de partir pour sauver sa vie. Arrivé à Bershéba, au royaume de Juda, il y laissa son serviteur. Quant à lui, il marcha toute une journée dans le désert. Il vint s’asseoir à l’ombre d’un buisson, et demanda la mort en disant : « Maintenant, Seigneur, c’en est trop ! Reprends ma vie : je ne vaux pas mieux que mes pères. » Puis il s’étendit sous le buisson, et s’endormit. Mais voici qu’un ange le toucha et lui dit : « Lève-toi, et mange ! » ( 1 Rois 19, 3-7)

« Se tenir devant la Face du Dieu vivant, telle est notre vocation » (Edith Stein) Chercher sa Face, non dans les grandes choses bruyantes mais Le découvrir dans l’humble quotidien qui ne fait pas de bruit. Cela demande de se laisser dépouiller des représentations que nous avons de Dieu pour se laisser surprendre par la nouveauté éternelle de son amour.

1 Jean 4, 16