Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face

Née le 2 janvier 1873 à Alençon, Thérèse est la 5ème fille de Louis et Zélie Martin. Après le décès de sa mère, quand elle avait 4 ans et demi, la famille déménage à Lisieux.  Dans le cocon de la maison des Buissonnets, Thérèse grandit parmi les joies et les peines de la vie de famille. Quand elle a 10 ans, après le départ de sa sœur Pauline au Carmel, Thérèse tombe malade. Elle sera guérie par « le sourire » de la Vierge à la pentecôte 1883. Peu après, Marie, l’ainée, partira elle aussi pour le Carmel.

A Noël 1886, elle reçoit une grâce de force qui lui fait quitter les langes de l’enfance et commencer une course de géant. Elle est saisie d’un grand désir de salut pour tous les hommes et va prier pour le coupable d’un triple assassinat (Pranzini) qui défraie la chronique cette année là. Juste avant d’être exécuté, celui-ci demanda un crucifix. Thérèse y verra le signe de la miséricorde de Dieu. Dès, elle ne cessera plus de prier avec confiance pour les pécheurs, pour les prêtres et pour les missionnaires.

Après avoir été jusqu’à Rome pour obtenir l’autorisation d’entrer au Carmel si jeune, elle franchit la porte de clôture du carmel de Lisieux le 9 avril 1888, à quinze ans. Elle n’en sortira plus jusqu’à sa mort de la tuberculose le 30 septembre 1897, à 24 ans. Pendant cette période de 9 ans, elle approfondira sa « petite voie », voie de confiance et d’abandon à la miséricorde de Dieu, avec une charité brûlante pour ses sœurs. A la fin de sa vie, elle vivra une nuit spirituelle profonde où elle découvrit l’athéisme : pour elle le ciel était fermé. Luttant pour garder confiance, elle écrira à sa soeur:

C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’amour

LT 197

Après sa mort, ses écrits autobiographiques furent publiés et elle est rapidement connue et aimée dans le monde entier. Elle est canonisée ne 1925, proclamée patronne des missions en 1927 et patronne secondaire de la France en 1944, suite à une multitude de miracles opérés en particulier lors de la première guerre mondiale. En 1997, le pape Jean Paul II la déclare docteur de l’Eglise, reconnaissance ainsi que « la petite voie » est sûre et ouverte à tous.

La petite voie ?

Cette petite voie nous est connue par les nombreux témoignages de ses sœurs du carmel, par ses manuscrits autobiographiques (Histoire d’une âme), ses prières, ses poésies et sa nombreuse correspondance.

Un grand désir de vie qui nourri tous ses actes, une reconnaissance profonde de sa faiblesse et de son incapacité à aimer par elle-même et une grande confiance en l’amour de Dieu qui aime à travers nous tous les hommes, un foi inébranlable en la miséricorde, voilà les pierres qui tracent ce chemin. Ce qui fait avancer est l’amour mis dans chaque geste du quotidien.